C'est ce que je me suis dis il y a un peu plus d'une heure, alors que, pelotonnée dans un des fauteuils du salon, je bouquinais. Et cette pensée était plutôt réconfortante.
Pour que vous puissiez comprendre mon état d'esprit, je dois revenir un peu en arrière, jusqu'à vendredi soir. Je ne sais pas quel sentiment vous avez eu concernant mon état d'esprit durant cette première semaine en Angleterre mais je ne pense pas être apparue particulièrement effrayée par la nouvelle vie qui s'offrait à moi. Et en fait je ne l'étais pas. Je crois que , toute à l'excitation du départ, de la découverte d'un nouvel environnement, d'un nouveau travail, je ne réalisais pas vraiment dans quoi je mettais engagée.
Et tout à coup, vendredi soir, après être rentrée du boulot, j'ai réalisé. Je dois dire qu'à ce moment, je me sentais vraiment mal, seule, perdue. Bien que consciente que je ne reviendrais jamais sur ma décision de faire ce post-doc en Angleterre, je me posais la question de l'utilité de cette démarche. Est-ce que je ne m'engageais pas dans une période de ma vie qui serait plus douloureuse qu'heureuse, loin de ma famille et de mes amis et, pour le moment tout au moins, loin de Samuel? Je n'ai toujours pas la réponse à cette question mais je sais maintenant que je ne suis pas si seule que ça à Leamington.
Je vous ai assez peu parlé de Paul, chez qui je loge. Il a la quarantaine, divorcé depuis 1 an, il loue une chambre dans sa maison car autrement il faudrait qu'il déménage. Depuis que je suis arrivée, il s'est toujours montré très gentil avec moi, parfois même un peu papa-poule (ce n'est pas tout le monde qui m'aurait accompagnée jusqu'à la réception de mon nouveau travail le premier jour). Malgré sa gentillesse et tous les efforts qu'il a pu faire pour me mettre à l'aise toute cette semaine, je suis toujours restée "sur la défensive". Il n'est pas toujours facile de savoir comment se comporter quand on débarque comme ça dans la maison de quelqu'un qu'on ne connaît pas. Nos échanges étaient souvent de courte durée, me contentant en général de répondre assez brièvement aux questions qu'il me posait pour essayer d'alimenter la conversion. Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas d'un naturel bavard et l'anglais ne facilite pas les choses.
Ce matin, descendant dans la cuisine et alors que je ne sentais toujours pas très bien au sujet de ma nouvelle vie, il se trouvait là, souriant, me demandant mon programme pour la journée. Comme je ne voulais pas rester seule dans la maison à ressasser mes idées noires, je lui ai dit que je comptais me rendre à Leamington pour faire les boutiques. Il m'a alors proposé de me déposer avant qu'il n'aille chercher sa fille et de revenir me chercher vers midi. Comme celà, je n'aurais pas chercher à me garer. Il m'a aussi proposé de m'emmener dans l'après-midi jusqu'au château de Warwick, pour que je connaisse la route et que je puisse y emmener Sam quand il viendra le week-end prochain. Toujours aussi gentil.
C'est à peu près a ce moment là, mais aussi durant ma balade dans les rue de Leamington, que j'ai réalisé que si je ne voulais pas me sentir trop seule et perdue dans ma nouvelle vie, je devais me faire des amis. Et que pour le moment, mon seul ami à Leamington était Paul. Ce constat fait, je me suis sentie plus libre d'agir "comme moi-même" en présence de Paul.
Je pense que nous avons passé une plutôt bonne soirée tous les deux, nous avons échangé. Et après mon repas, alors que je bouquinais, pelotonnée dans un des fauteuils du salon, j'ai eu cette pensée: "je me sens bien".
Tout ce bavardage pour vous dire que, bien que je ne puisse pas être tout à fait heureuse de ma nouvelle vie (Sam me manque trop et, bien entendu, je me sens loin de ma famille), je sais que je pourrais attendre Sam sans me sentir trop seule puisque je partage une maison agréable avec une personne agréable.
Pour que vous puissiez comprendre mon état d'esprit, je dois revenir un peu en arrière, jusqu'à vendredi soir. Je ne sais pas quel sentiment vous avez eu concernant mon état d'esprit durant cette première semaine en Angleterre mais je ne pense pas être apparue particulièrement effrayée par la nouvelle vie qui s'offrait à moi. Et en fait je ne l'étais pas. Je crois que , toute à l'excitation du départ, de la découverte d'un nouvel environnement, d'un nouveau travail, je ne réalisais pas vraiment dans quoi je mettais engagée.
Et tout à coup, vendredi soir, après être rentrée du boulot, j'ai réalisé. Je dois dire qu'à ce moment, je me sentais vraiment mal, seule, perdue. Bien que consciente que je ne reviendrais jamais sur ma décision de faire ce post-doc en Angleterre, je me posais la question de l'utilité de cette démarche. Est-ce que je ne m'engageais pas dans une période de ma vie qui serait plus douloureuse qu'heureuse, loin de ma famille et de mes amis et, pour le moment tout au moins, loin de Samuel? Je n'ai toujours pas la réponse à cette question mais je sais maintenant que je ne suis pas si seule que ça à Leamington.
Je vous ai assez peu parlé de Paul, chez qui je loge. Il a la quarantaine, divorcé depuis 1 an, il loue une chambre dans sa maison car autrement il faudrait qu'il déménage. Depuis que je suis arrivée, il s'est toujours montré très gentil avec moi, parfois même un peu papa-poule (ce n'est pas tout le monde qui m'aurait accompagnée jusqu'à la réception de mon nouveau travail le premier jour). Malgré sa gentillesse et tous les efforts qu'il a pu faire pour me mettre à l'aise toute cette semaine, je suis toujours restée "sur la défensive". Il n'est pas toujours facile de savoir comment se comporter quand on débarque comme ça dans la maison de quelqu'un qu'on ne connaît pas. Nos échanges étaient souvent de courte durée, me contentant en général de répondre assez brièvement aux questions qu'il me posait pour essayer d'alimenter la conversion. Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas d'un naturel bavard et l'anglais ne facilite pas les choses.
Ce matin, descendant dans la cuisine et alors que je ne sentais toujours pas très bien au sujet de ma nouvelle vie, il se trouvait là, souriant, me demandant mon programme pour la journée. Comme je ne voulais pas rester seule dans la maison à ressasser mes idées noires, je lui ai dit que je comptais me rendre à Leamington pour faire les boutiques. Il m'a alors proposé de me déposer avant qu'il n'aille chercher sa fille et de revenir me chercher vers midi. Comme celà, je n'aurais pas chercher à me garer. Il m'a aussi proposé de m'emmener dans l'après-midi jusqu'au château de Warwick, pour que je connaisse la route et que je puisse y emmener Sam quand il viendra le week-end prochain. Toujours aussi gentil.
C'est à peu près a ce moment là, mais aussi durant ma balade dans les rue de Leamington, que j'ai réalisé que si je ne voulais pas me sentir trop seule et perdue dans ma nouvelle vie, je devais me faire des amis. Et que pour le moment, mon seul ami à Leamington était Paul. Ce constat fait, je me suis sentie plus libre d'agir "comme moi-même" en présence de Paul.
Je pense que nous avons passé une plutôt bonne soirée tous les deux, nous avons échangé. Et après mon repas, alors que je bouquinais, pelotonnée dans un des fauteuils du salon, j'ai eu cette pensée: "je me sens bien".
Tout ce bavardage pour vous dire que, bien que je ne puisse pas être tout à fait heureuse de ma nouvelle vie (Sam me manque trop et, bien entendu, je me sens loin de ma famille), je sais que je pourrais attendre Sam sans me sentir trop seule puisque je partage une maison agréable avec une personne agréable.
2 commentaires:
...chouette, tu es bien...
Hello Anne-Laure ! Happy new year in England! Nous voyons que tu es bien installée et que tout se passe au mieux pour toi.
Courage quand même, le petit fromage de chêvre etle canon de rouge seront peut-être pour bientôt.Qu'en est-il de la nourriture anglaise? Nous pensons bien à toi. Bisous Annie et Jean-Michel
En parlant de Sam je suppose que toi tu l as en direct mais sur le blog il fait un peu abonné absent!!
Bon courage a toi aussi Sam
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