Oui je sais! c'est très impoli.
Mais bon c'est quand même ce que j'ai scandé environ douze milles fois ce matin. Et ça réchauffe. Ce qui était mon but. Cette "merde" (promis après j'arrête les impolitesses), c'était l'azote liquide.
La température de l'azote liquide est -196 °C, dire que c'est froid tend donc à l'euphémisme.
Et j'ai passé 2 heures ce matin avec les mains dans l'azote à broyer mes 16 lots de plantules.
Je peux vous dire que j'ai eu une pensée émue pour le labo à Paris qui a eu la merveilleuse idée d'acheter un broyeur à bille grâce auquel je n'avais plus eu besoin de mettre les mains dans cette saloperie d'azote liquide (oups! j'avais dit que j'arrêtais) depuis 2 ans. J'ai aussi eu une pensée incrédule en me souvenant que pendant mon DEA, je faisais ça toutes les semaines. Ce n'est pas possible! comment j'ai pu survivre!?!
Au final, je m'en sort avec une petite brûlure au pouce, et la ferme intention de faire acheter un broyeur à bille à Peter si jamais je dois faire plus d'extractions d'ARN. Ou alors, je veux un étudiant en Master pour se les geler à ma place!! Non mais!
lundi 29 janvier 2007
dimanche 28 janvier 2007
WE avec Claire
En effet, ce week-end j'ai eu ma deuxième visite. Après Sam le WE dernier, j'ai reçu Claire dans mon humble chez moi (ou presque chez moi). Claire, pour ceux qui ne la connaissent pas, était en post-doc dans mon labo à Paris, alors que je terminais ma thèse. Elle est installée depuis quelques mois à York, pour un post-doc aussi (ou presque, mais je ne m'étendrais pas là-dessus).
En bonne hôtesse, j'ai commencé par lui faire faire la cuisine vendredi soir alors qu'elle débarquait tout juste du train. Un très bon risotto qui me nourrira encore demain midi au labo. Je dois dire que là j'ai fait fort :p
Samedi, balade dans les rues de Leamington Spa. Nous avons fait "The Parade", la rue principale de Leamington, de long en large au moins trois fois, à la recherche de la poste. Nous n'avons pas trouvé la poste puisque nous avons fais demi-tour environ 200 avant de la voir. Trop fortes les Nanas! Nous étions en fait à la recherche d'une petite carte postale à envoyer à la grand-maman de Claire, et nous l'avons finalement trouvée à l'office du tourisme. Mais Claire ne serait pas Claire si elle n'avait pas trouvé le moyen de perdre ses cartes postales dans l'après-midi. Tout ça pour ça!
Samedi soir, un petit programme sympa: cinéma, resto/pub.
Mon premier cinéma en Angleterre. Les films sont en V.O. mais oh! il n'y a pas de sous-titres! Allez c'est pas grave, je regarderais les images :)
En réalité, nous avons vu "Miss Potter" un film sur Beatrix Potter qui a écrit des livres d'enfants qui sont des best-sellers depuis leur parutions, au début du 20ème siècle. Bien que je ne pense pas connaître ses livres, je connais ses dessins puisque
nous avons à la maison deux assiettes illustrés par des dessins de Peter Rabbit. Dessins que je trouve vraiment superbes. Un petit échantillon pour vous, et je suis sûre que vous aussi vous reconnaîtrez ces dessins.
L'histoire du film se situant dans l'Angleterre victorienne, dans des familles plutôt aisées, l'anglais est de qualité et j'ai tout compris!
Après le cinéma, nous voulions manger dans un pub et accompagner le repas d'une petite bière. Mais là, c'est une autre histoire! Il semble que le centre de Leamington n'abrite pas de ces bons vieux pubs anglais au murs surchargés de tableaux et publicités, et salis par des années de fumée de cigarettes. A lieu de cela, nous avons mangé dans un resto à la déco sobre mais plutôt moderne. Pour la nourriture par contre, c'était bien de la "bouffe de pub" et comme c'est ce que nous cherchions c'était très bien. Nous avons, comme prévu, accompagné notre repas de bière. Une petite Leffe, et une Stella (et là je dois avouer que non, en effet, je ne maîtrise pas l'anglais si bien que ça, sinon je ne me serais jamais laissé refiler une Stella).
La fin de soirée a été plus rigolote car une chorale de retraité qui venait de terminer un spectacle a débarquée dans le pub alors que nous finissions le repas. La place s'est remplie en quelques secondes et nous nous somme retrouvée à "chatter" avec deux charmants messieurs qui se sont installés à notre table.
Claire est repartie ce midi pour son chez-soi à York vers 13h.
Samedi, balade dans les rues de Leamington Spa. Nous avons fait "The Parade", la rue principale de Leamington, de long en large au moins trois fois, à la recherche de la poste. Nous n'avons pas trouvé la poste puisque nous avons fais demi-tour environ 200 avant de la voir. Trop fortes les Nanas! Nous étions en fait à la recherche d'une petite carte postale à envoyer à la grand-maman de Claire, et nous l'avons finalement trouvée à l'office du tourisme. Mais Claire ne serait pas Claire si elle n'avait pas trouvé le moyen de perdre ses cartes postales dans l'après-midi. Tout ça pour ça!
Samedi soir, un petit programme sympa: cinéma, resto/pub.
Mon premier cinéma en Angleterre. Les films sont en V.O. mais oh! il n'y a pas de sous-titres! Allez c'est pas grave, je regarderais les images :)
En réalité, nous avons vu "Miss Potter" un film sur Beatrix Potter qui a écrit des livres d'enfants qui sont des best-sellers depuis leur parutions, au début du 20ème siècle. Bien que je ne pense pas connaître ses livres, je connais ses dessins puisque
nous avons à la maison deux assiettes illustrés par des dessins de Peter Rabbit. Dessins que je trouve vraiment superbes. Un petit échantillon pour vous, et je suis sûre que vous aussi vous reconnaîtrez ces dessins.L'histoire du film se situant dans l'Angleterre victorienne, dans des familles plutôt aisées, l'anglais est de qualité et j'ai tout compris!
Après le cinéma, nous voulions manger dans un pub et accompagner le repas d'une petite bière. Mais là, c'est une autre histoire! Il semble que le centre de Leamington n'abrite pas de ces bons vieux pubs anglais au murs surchargés de tableaux et publicités, et salis par des années de fumée de cigarettes. A lieu de cela, nous avons mangé dans un resto à la déco sobre mais plutôt moderne. Pour la nourriture par contre, c'était bien de la "bouffe de pub" et comme c'est ce que nous cherchions c'était très bien. Nous avons, comme prévu, accompagné notre repas de bière. Une petite Leffe, et une Stella (et là je dois avouer que non, en effet, je ne maîtrise pas l'anglais si bien que ça, sinon je ne me serais jamais laissé refiler une Stella).
La fin de soirée a été plus rigolote car une chorale de retraité qui venait de terminer un spectacle a débarquée dans le pub alors que nous finissions le repas. La place s'est remplie en quelques secondes et nous nous somme retrouvée à "chatter" avec deux charmants messieurs qui se sont installés à notre table.
Claire est repartie ce midi pour son chez-soi à York vers 13h.
mercredi 24 janvier 2007
Matin d'hiver
lundi 22 janvier 2007
Mes photos
Étant encore débutante dans le monde du blog et des galeries photos, je n'avais pas bien configuré tout et vous ne pouviez pas voir mes photos. Il semble que j'ai réussi à corriger le problème.
Ce week-end Sam était là.
En effet, ce week-end Sam est venu voir comment j'étais installée, chez qui, dans quelle région.
Nous sommes allés le chercher à l'aéroport de Coventry vendredi soir à 22h. Je ne vous ai pas fait de photos de l'aéroport mais pourtant ça aurait valu le coup. Imaginez un grand parking, 3 préfabriqués et vous aurez une idée de l'aéroport. Nous avons pu voir l'avion de Sam se garer et regarder tous les passagers sortir de l'avion. J'ai vu passer mon Loulou mais il a encore fallu attendre 15 bonnes minutes dehors dans le froid et le vent qu'il ait récupéré ses affaires et passé la douane. Eh oui car pour les familles qui viennent récupérer les passagers, pas de salle d'attente chauffée! Bon j'arrête de me plaindre, il est très bien cet aéroport, il est à coté et les vols ne sont pas chers.
Comme vous avez pu le remarquer, j'ai dis "nous sommes allés chercher Sam à l'aéroport", car en effet, Paul a tenu à me conduire sous le prétexte que c'est trop dangereux pour moi de prendre une route nouvelle de nuit. Nous récupérons donc Samuel a la sortie de l'avion, je fais les présentations, et Paul s'éloigne pour aller payer le parking. Devinez quelle est la première remarque que me fais mon amoureux?
- "Il est plutôt pas mal dis-donc"
Là, j'avoue avoir eu un moment d'hésitation, quel est le message caché de cette phrase?
Mais c'est bien sur! il est jaloux! Comme c'est mignon :)
Je m'empresse donc de rassurer mon amoureux, et nous nous rentrons, pour des retrouvailles plus en intimité et un repos bien mérité.
Pendant le reste du week-end, nous n'avons pas hésité à braver le vent et le froid pour nous promener, main dans la main à Leamington Spa, auprès du canal qui passe tout près de la maison et à Warwick où nous devions visiter le château. Cependant, le prix de la visite nous a un peu refroidis (plus que le vent et ce n'est pas peu dire) puisqu'il nous aurait fallu payer 14 livres soit environ 20 euros chacun. Nous nous sommes donc contentés d'une balade dans la ville et dans un parc adjacent. (j'ai appris depuis qu'on pouvait économiser 6 Livres sur le prix du billet en l'achetant à Leamington, ce n'est donc que partie remise).
Dernier petit évènement du week-end, Sam a donné un "récital" (il a joué 2 morceaux) pour les enfants de Paul. Et Ralph a même été initié au tin whistle.
dimanche 21 janvier 2007
Joyeux Anniversaire !
mardi 16 janvier 2007
Tout roule
Surtout moi et ma petite Twingo ;)
Car depuis que j'ai compris pourquoi j'avais du mal sur la route, ça va mieux.
Eh oui, car j'analyse mes problèmes et je cherche la solution. Et en l'occurrence mon problème c'était l'endroit où je regardais sur la route. Car en bonne petite française, je regardais loin devant le bas coté...droit, pour me diriger. Eh bien quand on roule à gauche, c'est pas l'idéal. Depuis que j'ai rectifié le tir, je dois dire que ça va mieux.
En plus maintenant, je connais le chemin pour aller au travail, je suis donc à l'aise sur la route. Je roule comme tout le monde à 80-90 km/h sauf aux endroits dangereux.
Car depuis que j'ai compris pourquoi j'avais du mal sur la route, ça va mieux.
Eh oui, car j'analyse mes problèmes et je cherche la solution. Et en l'occurrence mon problème c'était l'endroit où je regardais sur la route. Car en bonne petite française, je regardais loin devant le bas coté...droit, pour me diriger. Eh bien quand on roule à gauche, c'est pas l'idéal. Depuis que j'ai rectifié le tir, je dois dire que ça va mieux.
En plus maintenant, je connais le chemin pour aller au travail, je suis donc à l'aise sur la route. Je roule comme tout le monde à 80-90 km/h sauf aux endroits dangereux.
samedi 13 janvier 2007
"Je me sens bien"
C'est ce que je me suis dis il y a un peu plus d'une heure, alors que, pelotonnée dans un des fauteuils du salon, je bouquinais. Et cette pensée était plutôt réconfortante.
Pour que vous puissiez comprendre mon état d'esprit, je dois revenir un peu en arrière, jusqu'à vendredi soir. Je ne sais pas quel sentiment vous avez eu concernant mon état d'esprit durant cette première semaine en Angleterre mais je ne pense pas être apparue particulièrement effrayée par la nouvelle vie qui s'offrait à moi. Et en fait je ne l'étais pas. Je crois que , toute à l'excitation du départ, de la découverte d'un nouvel environnement, d'un nouveau travail, je ne réalisais pas vraiment dans quoi je mettais engagée.
Et tout à coup, vendredi soir, après être rentrée du boulot, j'ai réalisé. Je dois dire qu'à ce moment, je me sentais vraiment mal, seule, perdue. Bien que consciente que je ne reviendrais jamais sur ma décision de faire ce post-doc en Angleterre, je me posais la question de l'utilité de cette démarche. Est-ce que je ne m'engageais pas dans une période de ma vie qui serait plus douloureuse qu'heureuse, loin de ma famille et de mes amis et, pour le moment tout au moins, loin de Samuel? Je n'ai toujours pas la réponse à cette question mais je sais maintenant que je ne suis pas si seule que ça à Leamington.
Je vous ai assez peu parlé de Paul, chez qui je loge. Il a la quarantaine, divorcé depuis 1 an, il loue une chambre dans sa maison car autrement il faudrait qu'il déménage. Depuis que je suis arrivée, il s'est toujours montré très gentil avec moi, parfois même un peu papa-poule (ce n'est pas tout le monde qui m'aurait accompagnée jusqu'à la réception de mon nouveau travail le premier jour). Malgré sa gentillesse et tous les efforts qu'il a pu faire pour me mettre à l'aise toute cette semaine, je suis toujours restée "sur la défensive". Il n'est pas toujours facile de savoir comment se comporter quand on débarque comme ça dans la maison de quelqu'un qu'on ne connaît pas. Nos échanges étaient souvent de courte durée, me contentant en général de répondre assez brièvement aux questions qu'il me posait pour essayer d'alimenter la conversion. Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas d'un naturel bavard et l'anglais ne facilite pas les choses.
Ce matin, descendant dans la cuisine et alors que je ne sentais toujours pas très bien au sujet de ma nouvelle vie, il se trouvait là, souriant, me demandant mon programme pour la journée. Comme je ne voulais pas rester seule dans la maison à ressasser mes idées noires, je lui ai dit que je comptais me rendre à Leamington pour faire les boutiques. Il m'a alors proposé de me déposer avant qu'il n'aille chercher sa fille et de revenir me chercher vers midi. Comme celà, je n'aurais pas chercher à me garer. Il m'a aussi proposé de m'emmener dans l'après-midi jusqu'au château de Warwick, pour que je connaisse la route et que je puisse y emmener Sam quand il viendra le week-end prochain. Toujours aussi gentil.
C'est à peu près a ce moment là, mais aussi durant ma balade dans les rue de Leamington, que j'ai réalisé que si je ne voulais pas me sentir trop seule et perdue dans ma nouvelle vie, je devais me faire des amis. Et que pour le moment, mon seul ami à Leamington était Paul. Ce constat fait, je me suis sentie plus libre d'agir "comme moi-même" en présence de Paul.
Je pense que nous avons passé une plutôt bonne soirée tous les deux, nous avons échangé. Et après mon repas, alors que je bouquinais, pelotonnée dans un des fauteuils du salon, j'ai eu cette pensée: "je me sens bien".
Tout ce bavardage pour vous dire que, bien que je ne puisse pas être tout à fait heureuse de ma nouvelle vie (Sam me manque trop et, bien entendu, je me sens loin de ma famille), je sais que je pourrais attendre Sam sans me sentir trop seule puisque je partage une maison agréable avec une personne agréable.
Pour que vous puissiez comprendre mon état d'esprit, je dois revenir un peu en arrière, jusqu'à vendredi soir. Je ne sais pas quel sentiment vous avez eu concernant mon état d'esprit durant cette première semaine en Angleterre mais je ne pense pas être apparue particulièrement effrayée par la nouvelle vie qui s'offrait à moi. Et en fait je ne l'étais pas. Je crois que , toute à l'excitation du départ, de la découverte d'un nouvel environnement, d'un nouveau travail, je ne réalisais pas vraiment dans quoi je mettais engagée.
Et tout à coup, vendredi soir, après être rentrée du boulot, j'ai réalisé. Je dois dire qu'à ce moment, je me sentais vraiment mal, seule, perdue. Bien que consciente que je ne reviendrais jamais sur ma décision de faire ce post-doc en Angleterre, je me posais la question de l'utilité de cette démarche. Est-ce que je ne m'engageais pas dans une période de ma vie qui serait plus douloureuse qu'heureuse, loin de ma famille et de mes amis et, pour le moment tout au moins, loin de Samuel? Je n'ai toujours pas la réponse à cette question mais je sais maintenant que je ne suis pas si seule que ça à Leamington.
Je vous ai assez peu parlé de Paul, chez qui je loge. Il a la quarantaine, divorcé depuis 1 an, il loue une chambre dans sa maison car autrement il faudrait qu'il déménage. Depuis que je suis arrivée, il s'est toujours montré très gentil avec moi, parfois même un peu papa-poule (ce n'est pas tout le monde qui m'aurait accompagnée jusqu'à la réception de mon nouveau travail le premier jour). Malgré sa gentillesse et tous les efforts qu'il a pu faire pour me mettre à l'aise toute cette semaine, je suis toujours restée "sur la défensive". Il n'est pas toujours facile de savoir comment se comporter quand on débarque comme ça dans la maison de quelqu'un qu'on ne connaît pas. Nos échanges étaient souvent de courte durée, me contentant en général de répondre assez brièvement aux questions qu'il me posait pour essayer d'alimenter la conversion. Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas d'un naturel bavard et l'anglais ne facilite pas les choses.
Ce matin, descendant dans la cuisine et alors que je ne sentais toujours pas très bien au sujet de ma nouvelle vie, il se trouvait là, souriant, me demandant mon programme pour la journée. Comme je ne voulais pas rester seule dans la maison à ressasser mes idées noires, je lui ai dit que je comptais me rendre à Leamington pour faire les boutiques. Il m'a alors proposé de me déposer avant qu'il n'aille chercher sa fille et de revenir me chercher vers midi. Comme celà, je n'aurais pas chercher à me garer. Il m'a aussi proposé de m'emmener dans l'après-midi jusqu'au château de Warwick, pour que je connaisse la route et que je puisse y emmener Sam quand il viendra le week-end prochain. Toujours aussi gentil.
C'est à peu près a ce moment là, mais aussi durant ma balade dans les rue de Leamington, que j'ai réalisé que si je ne voulais pas me sentir trop seule et perdue dans ma nouvelle vie, je devais me faire des amis. Et que pour le moment, mon seul ami à Leamington était Paul. Ce constat fait, je me suis sentie plus libre d'agir "comme moi-même" en présence de Paul.
Je pense que nous avons passé une plutôt bonne soirée tous les deux, nous avons échangé. Et après mon repas, alors que je bouquinais, pelotonnée dans un des fauteuils du salon, j'ai eu cette pensée: "je me sens bien".
Tout ce bavardage pour vous dire que, bien que je ne puisse pas être tout à fait heureuse de ma nouvelle vie (Sam me manque trop et, bien entendu, je me sens loin de ma famille), je sais que je pourrais attendre Sam sans me sentir trop seule puisque je partage une maison agréable avec une personne agréable.
c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas
Vers la fin Novembre, je suis allée passer une petite semaine chez Claire, une copine chercheuse qui habite York. Alors que nous discutions recherche de post-doc et chômage, je me souviens qu'elle m'a dit un truc du genre:
- "Après 2 mois sans bosser, tu auras tout oublié."
Et moi de lui répondre, confiante:
-"Mais non, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas."
Je pense que je n'avais pas tort car je dois dire que les gestes reviennent naturellement. En revanche, j'ai quitté Paris en laissant tous mes protocoles dans mon ancien labo et nom d'une pipe qu'est-ce qu'ils me manquent!En effet, il y a dans le travail au labo des petites manips presque quotidiennes (un gel d'électrophorèse, par exemple) et pour lesquels on n'a très vite plus besoin de protocole. Mais après 2 mois d'inactivité ( et pour être très précise presque 9 mois loin de la paillasse, si je compte la rédaction de la thèse), je dois avouée que je me suis trouvée un peu couillonne quand il m'a fallu préparer mon gel (d'électrophorèse toujours) hier. Mais bon, après avoir chercher un protocole sur le net, j'ai pu faire mon gel et confirmer que ma manip de la veille avait fonctionné.
Tout ça pour vous dire que ça fait du bien de reprendre le boulot; que je me rends compte que, vraiment, j'aime ce que je fais. Pour vous dire aussi que la reprise se passe plutôt bien malgré quelques cafouillages qui devraient bientôt être remplacés par de vraies bêtises comme moi seule en ai le secret (Oups! j'ai oublié un tube là! bon, trois jours de manips pour rien...)!
P.S. : Pour les petits curieux qui voudraient savoir en quoi consiste la réalisation d'un gel d'électrophorèse:
http://www.ac-versailles.fr/etabliss/lyc-lecorbusier-poissy/svt/electrophorese/elec.htm
- "Après 2 mois sans bosser, tu auras tout oublié."
Et moi de lui répondre, confiante:
-"Mais non, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas."
Je pense que je n'avais pas tort car je dois dire que les gestes reviennent naturellement. En revanche, j'ai quitté Paris en laissant tous mes protocoles dans mon ancien labo et nom d'une pipe qu'est-ce qu'ils me manquent!En effet, il y a dans le travail au labo des petites manips presque quotidiennes (un gel d'électrophorèse, par exemple) et pour lesquels on n'a très vite plus besoin de protocole. Mais après 2 mois d'inactivité ( et pour être très précise presque 9 mois loin de la paillasse, si je compte la rédaction de la thèse), je dois avouée que je me suis trouvée un peu couillonne quand il m'a fallu préparer mon gel (d'électrophorèse toujours) hier. Mais bon, après avoir chercher un protocole sur le net, j'ai pu faire mon gel et confirmer que ma manip de la veille avait fonctionné.
Tout ça pour vous dire que ça fait du bien de reprendre le boulot; que je me rends compte que, vraiment, j'aime ce que je fais. Pour vous dire aussi que la reprise se passe plutôt bien malgré quelques cafouillages qui devraient bientôt être remplacés par de vraies bêtises comme moi seule en ai le secret (Oups! j'ai oublié un tube là! bon, trois jours de manips pour rien...)!
P.S. : Pour les petits curieux qui voudraient savoir en quoi consiste la réalisation d'un gel d'électrophorèse:
http://www.ac-versailles.fr/etabliss/lyc-lecorbusier-poissy/svt/electrophorese/elec.htm
mercredi 10 janvier 2007
on est obligé de mettre un titre? j'ai pas d'idée là.
Désolé pour ce titre idiot. Passons.
Jute pour vous raconter un peu le boulot. Je trouve tout le monde très sympa et très serviable. Visiblement, ils ont l'habitude de recevoir des étrangers ce qui fait que même moi qui parle peu et pas bien j'arrive à obtenir facilement ce que je veux.
Sinon, ces deux premiers jours, j'ai cru que Peter (mon chef) parlait beaucoup parce que moi je parlais peu et qu'il avait beaucoup de choses à m'expliquer mais aujourd'hui j'ai compris qu'en fait il est bavard! Ca m'arrange parce que moi je parle toujours aussi peu (surtout en anglais).
Je n'ai pas encore beaucoup socialisé avec les autres personnes du labo mais je pense que ça viendra quand je commencerais le travail à la paillasse. Ce qui ne saurait tarder car aujourd'hui j'ai obtenu mon petit coin de paillasse à moi, ma blouse, mon jeu de pipettes. Et je sais quelle est la première manip que je dois faire. Il ne me manque plus qu'un élément essentiel: le timer. Mais là ça va être plus chiant car je dois le commander à l'exterieur. Quelle vie exitante n'est ce pas?
Jute pour vous raconter un peu le boulot. Je trouve tout le monde très sympa et très serviable. Visiblement, ils ont l'habitude de recevoir des étrangers ce qui fait que même moi qui parle peu et pas bien j'arrive à obtenir facilement ce que je veux.
Sinon, ces deux premiers jours, j'ai cru que Peter (mon chef) parlait beaucoup parce que moi je parlais peu et qu'il avait beaucoup de choses à m'expliquer mais aujourd'hui j'ai compris qu'en fait il est bavard! Ca m'arrange parce que moi je parle toujours aussi peu (surtout en anglais).
Je n'ai pas encore beaucoup socialisé avec les autres personnes du labo mais je pense que ça viendra quand je commencerais le travail à la paillasse. Ce qui ne saurait tarder car aujourd'hui j'ai obtenu mon petit coin de paillasse à moi, ma blouse, mon jeu de pipettes. Et je sais quelle est la première manip que je dois faire. Il ne me manque plus qu'un élément essentiel: le timer. Mais là ça va être plus chiant car je dois le commander à l'exterieur. Quelle vie exitante n'est ce pas?
mardi 9 janvier 2007
Rouler à gauche
Aujourd'hui je voudrais revenir sur ce que j'ai dis précédemment sur le fait de rouler à gauche. C'est super difficile!!!!
En effet, quand il fait jour et pas trop moche ça va. Mais de nuit, sous la pluie sur une petite route de campagne avec d'énormes flaques d'eau sur le coté, ça va pas du tout. En plus, il y a un truc amusant la nuit, c'est que l'on voit les phares avant les voitures et surtout que j'estime beaucoup moins bien les distances.
Du coup, toutes les voitures qui venaient face à moi, j'avais l'impression qu'elles me foncaient dessus. C'était horrible!
Je crois que j'ai jamais eu aussi per pendant un trajet en voiture.
Juste histoire de vous rassurer, je roulais à 50 kmh-1 et j'ai été très prudente donc il n'y avait pas vraiment de risque. Haut les coeurs, il paraît que demain il fait beau. :)
En effet, quand il fait jour et pas trop moche ça va. Mais de nuit, sous la pluie sur une petite route de campagne avec d'énormes flaques d'eau sur le coté, ça va pas du tout. En plus, il y a un truc amusant la nuit, c'est que l'on voit les phares avant les voitures et surtout que j'estime beaucoup moins bien les distances.
Du coup, toutes les voitures qui venaient face à moi, j'avais l'impression qu'elles me foncaient dessus. C'était horrible!
Je crois que j'ai jamais eu aussi per pendant un trajet en voiture.
Juste histoire de vous rassurer, je roulais à 50 kmh-1 et j'ai été très prudente donc il n'y avait pas vraiment de risque. Haut les coeurs, il paraît que demain il fait beau. :)
lundi 8 janvier 2007
1er jour
Ma voilà de retour de mon premier jour au travail. Je dis "premier jour au travail" et pas "premier jour de travail" car je n'ai pas exactement travaillé aujourd'hui. J'ai pris contact avec le site, les personnes avec qui je vais travailler (c'est à dire Peter, le chef d'équipe et Oktavia, une thésarde arrivée depuis 3 mois).
A mon arrivée au centre de recherche, je suis prise en main par une personne des ressources humaines qui me sort un dossier de 3 cm d'épaisseur contenant tout ce que je dois savoir sur le centre. Les règles d'hygiène et sécurité, la cotisation à la pension de retraire, les réductions chez les assureurs, l'accès au cours de l'université, les activités de sport et loisirs, et j'en passe.
Ensuite, je vais rencontrer Peter, mon nouveau chef, qui me fait faire le tour de l'étage où nous sommes en m'expliquant comment fonctionne l'accès au photocopieur, fax, comment passer des commandes... Bref, que des trucs dont je ne me souviendrai plus quand j'en aurais besoin.
Tout les lundis, 2 chefs de groupe du centre de recherche doivent faire un exposé sur leur recherches. Et cette semaine, Peter faisait un speech, ce qui m'a permis de me remettre dans le bain de mon sujet de recherche et de voir un peu ce qu'il y a à faire. C'est à peu près le seul moment de la journée où je me suis amusée!
Après une pause sandwich, et oui, les anglais ne mange que très peu le midi. On tente de me trouver un bureau mais pour le moment on ne m'a trouvé qu'un endroit provisoire, donc je suis Sans Bureau Fixe pour cette semaine. Vers 15 h, j'ai quitté le travail pour aller à la banque ouvrir un compte, histoire de pouvoir être payée à la fin du mois. Je suis tombée sur un banquier comme j'en ai rarement vu. Il parlait sans discontinuer ce qui rendait très difficile le fait de tenter de réfléchir aux produits bancaires que j'achetais. Au final, je suis sortie après une bonne heure dans son bureau sans très bien savoir ce que je peux faire, ne pas faire et encore moins combien je paye pour y avoir accès. Mais bon je vais essayé de tirer ça au clair ce soir.
Bilan, il est 18h, je suis exténuée et il faut encore que j'aille faire des courses.
A mon arrivée au centre de recherche, je suis prise en main par une personne des ressources humaines qui me sort un dossier de 3 cm d'épaisseur contenant tout ce que je dois savoir sur le centre. Les règles d'hygiène et sécurité, la cotisation à la pension de retraire, les réductions chez les assureurs, l'accès au cours de l'université, les activités de sport et loisirs, et j'en passe.
Ensuite, je vais rencontrer Peter, mon nouveau chef, qui me fait faire le tour de l'étage où nous sommes en m'expliquant comment fonctionne l'accès au photocopieur, fax, comment passer des commandes... Bref, que des trucs dont je ne me souviendrai plus quand j'en aurais besoin.
Tout les lundis, 2 chefs de groupe du centre de recherche doivent faire un exposé sur leur recherches. Et cette semaine, Peter faisait un speech, ce qui m'a permis de me remettre dans le bain de mon sujet de recherche et de voir un peu ce qu'il y a à faire. C'est à peu près le seul moment de la journée où je me suis amusée!
Après une pause sandwich, et oui, les anglais ne mange que très peu le midi. On tente de me trouver un bureau mais pour le moment on ne m'a trouvé qu'un endroit provisoire, donc je suis Sans Bureau Fixe pour cette semaine. Vers 15 h, j'ai quitté le travail pour aller à la banque ouvrir un compte, histoire de pouvoir être payée à la fin du mois. Je suis tombée sur un banquier comme j'en ai rarement vu. Il parlait sans discontinuer ce qui rendait très difficile le fait de tenter de réfléchir aux produits bancaires que j'achetais. Au final, je suis sortie après une bonne heure dans son bureau sans très bien savoir ce que je peux faire, ne pas faire et encore moins combien je paye pour y avoir accès. Mais bon je vais essayé de tirer ça au clair ce soir.
Bilan, il est 18h, je suis exténuée et il faut encore que j'aille faire des courses.
samedi 6 janvier 2007
Le voyage
Le grand jour est arrivé. Nous sommes le vendredi 5 janvier (Bon anniversaire Alex!!) et je prends la route pour l'Angleterre.
La Twingo est chargée à bloc (enfin presque). Pour l'occasion, mon compagnon de route est Copain. C'est lui qui lit les cartes et s'occupe de la musique.
Départ de Paris vers 8h30, direction Calais et l'embarquement sur le ferry. N'ayant pas l'esprit d'aventure et encore moins l'envie de rater le ferry, je prends l'autoroute. Le voyage se déroule sans embûche mise à part 20 km sur la réserve. Ouf! enfin une station!
J'arrive à Calais à 12h, l'embarquement est dans un peu plus d'une heure, j'ai donc le temps de manger un casse-croûte et d'appeler Papa et Maman (qui semblent d'ailleurs plus anxieux que moi).
Après 1h15 de traversée, me voilà rendue chez ces fous buveurs de bière.
Devinez ce que je me suis répété 40 fois pendant le débarquement?
"Tu roules à gauche, on te double par la droite. Tu roules à gauche, on te double par la droite..."
Les premières 30 minutes m'ont demandé beaucoup de concentration, d'autant plus que le brouillard ("the fog") était de la partie.
Finalement, c'était moins difficile que ce que je craignais. J'ai suivi les voitures et une fois sur le "motorway" (autoroute), il suffisait de se caler à gauche et de rouler bien pépère. Presque 4 h plus tard (normalement ça aurait plutôt été 3h30 mais je roulais plutôt pas vite) me voilà arrivée à destination: 17 Offchurch Lane, Radford Semele. Je me suis un peu perdue en sortant de l'autoroute mais pas trop...
Il fait nuit et je fait 3 fois la rue avant de repérer le numéro 17 mais finalement je me gare et je suis très gentiment accueillie par Paul, mon colocataire. Il me fait visiter la maison, m'aide à descendre mes bagages et me prépare un bon repas. Après avoir déballer mes affaires (finalement je n'en ai pas tant que ça, c'était vite fait) et après avoir dîner avec Paul, je vais me coucher. Il est 21h heure locale, 22h en France, je suis épuisée.
Petite mise à jour
Bon je voulais vous raconter un peu mes entretiens pour un post-doc, mais j'ai manqué de courage. Tant pis. On saute une étape et, pour faire court, j'ai eu 4 entretiens: 1 en Norvège à Bergen et 3 en Angleterre à Warwick, Durham et Exeter.
C'est l'entretien de Warwick qui s'est le plus mal passé. J'ai très mal expliqué mon sujet de thèse, j'ai dû revenir plusieurs fois sur les techniques que j'avais utilisé pour qu'ils comprennent bien ce que j'avais fait en thèse, etc... Bref, je n'étais vraiment pas contente de moi en sortant de là et bien sur, c'est pour ce job que j'ai été retenue!
Donc me voilà en décembre à préparer mon départ pour l'Angleterre.
Et maintenant, l'aventure commence vraiment!
C'est l'entretien de Warwick qui s'est le plus mal passé. J'ai très mal expliqué mon sujet de thèse, j'ai dû revenir plusieurs fois sur les techniques que j'avais utilisé pour qu'ils comprennent bien ce que j'avais fait en thèse, etc... Bref, je n'étais vraiment pas contente de moi en sortant de là et bien sur, c'est pour ce job que j'ai été retenue!
Donc me voilà en décembre à préparer mon départ pour l'Angleterre.
Et maintenant, l'aventure commence vraiment!
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